Varneige, une station vendue aux enchères !
Introduction :
ici dans cette article du 3 janvier 1971, on nous parle de la vente de la station avec le pourquoi et le comment.
Ce que résume l'article :
Varneige, l’unique station varoise, bientôt vendue aux enchères
Varneige, la seule station de sports d’hiver du Var, va être vendue aux enchères. Ce constat d’échec, les trois villages voisins — La Bastide, La Roque-Esclapon et Bargème — l’accueillent avec amertume. Ces communes espéraient, à travers cette expérience, retrouver un second souffle. Dans les bastides, on murmure que tout n’a peut-être pas été tenté pour sauver la station.
Au sortir du Haut-Var aride, après la zone désertique des Comps, les promoteurs avaient découvert un paysage qui, à première vue, pouvait séduire. Dans un décor de mélèzes et de sapins, à seulement 60 kilomètres du littoral via la route Napoléon, le Mont Lachens, point culminant du Var avec ses 1713 mètres d’altitude, semblait offrir les garanties nécessaires. Des techniciens optimistes estimaient que la station, nichée dans une vaste cuvette, serait protégée des vents marins, qui accélèrent la fonte des neiges.
Le 28 novembre 1961, les promoteurs achetèrent un hectare de terrain. À 1560 mètres d’altitude, ils bâtirent un établissement de 21 chambres, l’hôtel Varneige. Un terrain loué à la commune de La Bastide devint le champ de neige de la station, équipée d’une remontée mécanique. Varneige ouvrit ses portes en 1964, modestement. Malgré les dépliants publicitaires, les skieurs préféraient visiblement les stations alpines où l’enneigement est plus sûr.
Relancée en 1968, la station varoise connut alors une courte période de succès trompeur. On y venait de toute la côte : l’accès était facile, le séjour donc moins onéreux. Les promoteurs crurent avoir gagné la partie, mais l’illusion ne dura que deux saisons. Les difficultés de gestion s’accélérèrent rapidement.
Une vocation plus durable ?
Les directeurs se succédèrent à Varneige. L’un d’eux, en conflit avec les promoteurs sur une question de salaires, porta l’affaire devant les tribunaux. Le jugement, confirmé en appel, entraîna la mise en vente de l’hôtel. Parallèlement, la gérante de la société déposa son bilan.
![]() |
| Article Le Provençale paru le 3 janvier 1971 " archive départementales du Var" |

Commentaires
Enregistrer un commentaire